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| Allocution du 1er août |
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Chers Concitoyennes et Concitoyens, A l’occasion de notre fête nationale, les politiques utilisent depuis des lustres le mot « Concitoyen ». Mais que signifie-t-il en 2011 ? La définition de ce nom est : Personne qui est de la même ville, du même pays qu’un autre. A aucun moment, il n’est fait mention des obligations de cette personne à l’égard du pays. C’est ici le problème de notre civilisation du XXIème siècle. Nous partageons quoi ! Un pays ? A l’heure de la globalisation, le pays c’est la Terre entière. Nous en voyons bien les effets dans notre village. Plus de 35 nationalités différentes résident dans notre bourg. De quel pays parle-t-on ? Un pays d’origine de nos parents, un pays de forfaits fiscaux.
En mettant de l’ordre dans ma bibliothèque, je suis tombé sur un livre de José Ribeaud datant de 1998 et un autre de Jacques Attali de 2009. En les feuilletant rapidement, je suis tombé par hasard sur la même inquiétude à plus de 10 ans d’intervalle « Quand la Suisse disparaîtra ». Notre pays, cette Suisse faisant partie du Monde pour survivre aux crises, se doit de réagir rapidement en renonçant à l’égoïsme, au manque de confiance envers ses autorités politiques. Il faut s’insurger face à l’abandon sous l’effet du désespoir économique de sa composante sociale la plus défavorisée en se rappelant que la concitoyenneté est le fait uniquement de partager le même pays.
Comment peut-on croire aveuglement aux bienfaits de notre système économique ? A l’heure où les Etats-Unis d’Amérique évitent la faillite de la Réserve Fédérale Américaine, à l’heure où notre Canton ne peut plus cacher les effets financiers combattus par vos autorités politiques de proximité. En qualité de citoyen actif, permettez-moi de croire que les élus de demain sauront respecter les différentes couches sociales qui composent notre pays, notre Terre. A tous les échelons de la politique suisse, il y a un serment qui dit : « Vous promettez d'être fidèles à la constitution fédérale et à la constitution du canton de Vaud, de maintenir et de défendre la liberté et l'indépendance du pays. Vous promettez d'exercer votre charge avec conscience, diligence et fidélité, de contribuer au maintien de l'ordre, de la sûreté et de la tranquillité publics, d'avoir, dans tout ce qui sera discuté, la justice et la vérité devant les yeux. Vous promettez également d’administrer avec fidélité et impartialité les biens communaux et de veiller à la conservation des biens communaux et de remplir avec intégrité et exactitude les diverses fonctions que la loi vous attribue ou pourra vous attribuer.»
N’est-ce pas ce serment qu’il faut inculquer dans nos écoles plutôt que la notion de gain et de profit immédiat ?
Chers Concitoyennes et Concitoyens, permettez-moi de vous inciter à réagir pour rendre à la Suisse, son rôle constructif de laboratoire européen de la coexistence pacifique de peuples de cultures de langues, de confessions, d’origines différentes. Ne cédons pas aux effets euphorisants et identitaires mais remplaçons-les par des visions d’avenir avec de fortes doses d’utopies pour affronter l’avenir. Une nation sans défis décline, est-ce notre volonté ? Pour affronter la crise, il est nécessaire de surmonter les blocages intérieurs, notre crise d’identité, notre obsession du perfectionnisme, notre attrait pour le capitalisme sauvage et notre hantise de la prise de risques. Afin que notre jeunesse, celle du Monde, croie à un avenir redonnons-lui confiance, optimisme et fierté mais une fierté intelligente basée sur le respect des règles de vies et des us et coutumes d’un territoire.
Notre pays, Notre Terre, transmettons-les à nos descendants, non seulement en tant que bien foncier mais comme terreau fertile à la construction de l’Etre Humain respectueux des lois permettant de se tolérer et de partager avec joie et bonheur une partie de notre existence sur cette Terre d’asile qu’est la Suisse.
Vive la Suisse, Vive Bassins ! Merci de votre attention. Didier Lohri 1er août 2011 |






